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La tempête du 24 janvier 2009 a mis à terre 60% du plus gros massif forestier d’Europe (autour de 50 millions de m3 de bois). Cette catastrophe écologique sans précédent à l’échelle d’une région est un énorme coup de massue sur une filière déjà fortement ébranlée par la crise.
Des propriétaires ont tout perdu, des sylviculteurs ont vu s’effondrer le travail de toute une vie. Il faudra saluer à nouveau le courage et les efforts des forestiers du sud-ouest. Dans le même temps, faute de construction et de consommation, le peu de marchés bois qui subsiste est complètement saturé. C’est aujourd’hui toute une économie qui vacille, qui a recourt au chômage technique, qui connait des dépôts de bilan, alors que paradoxalement personne ne doute que le bois est promis à un bel avenir.
L’ensemble de notre filière a besoin d’aide. Malgré les belles promesses du Grenelle, l'argent public est allé ces dernières semaines à des filières plus médiatisées et mieux structurées sans doute, mais aussi à des industriels peu soucieux de l’environnement.

Espérons qu’un plan de très grande envergure vienne rapidement soutenir 230.000 salariés qui œuvrent chaque jour au renouvellement des forêts et à la production d’un matériau écologique.
Espérons que le vent souffle enfin dans le sens
du développement durable !
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